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Prospérité verte est une initiative conjointe menée par 23 des principaux organismes à vocation environnementale de l’Ontario. L’objectif est de dresser un plan d’action pour la province, lequel contribuera à faire de l’Ontario un chef de file mondial en matière de pratiques et de programmes écologiques. Pour plus d’information sur les organismes participants, cliquez ici. Canadian Association of Physicians for the Environment |
En donnant suite aux priorités appuyées par les 23 organismes membres de l’initiative Prospérité verte, l’Ontario pourra se donner les outils nécessaires pour mener la lutte contre les changements climatiques. En fait, toutes les priorités que nous avons établies sont elles-mêmes d’importantes mesures climatiques : Taxer le carbone : Un système obligeant les grands émetteurs de gaz à effet de serre polluants à respecter des plafonds d’émissions contraignants ou à acheter des crédits d’autres dont les émissions sont inférieures aux plafonds représente un outil efficace pour inciter les pollueurs à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Notre expérience passée d’un système de plafonnement et d’échange pour réduire les émissions responsables des pluies acides nous démontre qu’un système bien élaboré peut produire des résultats concrets en matière de réduction de la pollution. Les entreprises savent fort bien que la pollution atmosphérique n’est plus gratuite. Ce qu’elles doivent maintenant connaître, ce sont les règles du nouveau système afin de pouvoir commencer à réduire leurs émissions.
Encourager l’énergie verte : En faisant la promotion des sources d’énergie renouvelable et en intensifiant les efforts de conservation et d’efficacité, l’Ontario pourra à la fois réduire ses émissions polluantes de gaz à effet de serre et créer des milliers de nouveaux emplois dans les secteurs de la conception, de la fabrication et de l’installation de systèmes et de technologies d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique. À l’opposé, injecter des centaines de millions de dollars dans des projets d’énergie nucléaire – une source plus coûteuse et plus dangereuse – serait beaucoup moins efficace pour réduire les émissions provinciales de gaz à effet de serre et annulerait les avantages économiques prévus à la Loi sur l’énergie verte et l’économie verte.
Faire prospérer le Nord : La forêt boréale de l’Ontario représente un des plus importants réservoirs terrestres de carbone sur la planète. Si le carbone qu’elle stocke est libéré dans l’atmosphère des suites d’un développement mal planifié et de l’extraction des ressources naturelles, il contribuera à rendre notre climat encore plus instable et minera la capacité d’absorption de carbone future des systèmes naturels. Entre-temps, la demande mondiale de produits forestiers « verts » explose, ce qui ouvre la porte toute grande à l’Ontario pour rebâtir son industrie forestière en fonction de l’accréditation du Forest Stewardship Council tout en veillant à ce que les forêts continuent de jouer leur rôle en matière de protection du climat.
Mieux protéger les espèces : Le climat évolue rapidement, et nous devons donc veiller à protéger la résilience naturelle qui permettra aux espèces de s’adapter et de survivre. Pour ce faire, les écosystèmes doivent continuer de rendre d’importants services, comme le stockage de carbone, la purification de l’eau et la maîtrise des crues. En protégeant l’habitat d’espèces en voie de disparition comme le caribou des bois, nous réussissons aussi à protéger certains des plus importants réservoirs terrestres de carbone de la province – les forêts denses et les tourbières riches en carbone où le caribou prospère.
Mieux protéger les Grands Lacs : Nos Grands Lacs subissent déjà les impacts de la hausse des températures et du réchauffement climatique. Dans un monde plus chaud et plus sec, cette énorme source d’eau douce facilement disponible s’avérera très précieuse. Puisque la frontière de la province traverse quatre des cinq Grands Lacs, nous avons le devoir de mieux gérer ces lacs et d’intensifier nos mesures pour les protéger contre les changements climatiques. Cette question n’était même pas à l’ordre du jour la dernière fois que la plupart des traités sur les Grands Lacs ont été réexaminés.
Protéger les collectivités : La pollution atmosphérique et les changements climatiques vont de pair, puisque les industries qui sont traditionnellement de gros pollueurs atmosphériques émettent habituellement de grandes quantités de gaz à effet de serre aussi. En resserrant les exigences en matière de contrôle et de réduction de la pollution atmosphérique dans les régions où l’atmosphère est très polluée, nous aiderons les populations locales et l’environnement immédiat tout en améliorant la qualité de vie partout en Ontario.
Protéger la liberté de parole du public : Réduire au silence les critiques d’un développement urbain mal planifié ou des gros pollueurs en les menaçant de poursuites mine gravement les efforts visant à bâtir des collectivités où il fait mieux vivre et à réduire les impacts des changements climatiques. Nous devons protéger le droit du public de se faire entendre sur des questions comme la réduction de la pollution de l’air et de l’eau et l’arrêt de l’étalement urbain, un phénomène responsable d’importantes émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Accroître la production locale d’aliments durables : Les aliments cultivés localement sont plus frais et produisent beaucoup moins d’émissions polluantes de gaz à effet de serre que les aliments cultivés ailleurs et transportés sur des centaines, voire des milliers, de kilomètres. Aussi, les pratiques d’agriculture durable contribuent à protéger le carbone stocké dans le sol et à réduire la pollution causée par la production alimentaire.
Transformer les déchets en ressources : Chaque emballage ou chaque produit que nous jetons représente un gaspillage d’énergie et de ressources. Nous ne pouvons plus nous permettre de maintenir une approche « bon à jeter » aux produits et aux emballages qui est associée à d’importantes émissions de gaz à effet de serre. Plutôt, nous devons réutiliser ces ressources lorsqu’elles atteignent la fin de leur vie utile tout en réduisant à la source l’énergie et les matériaux utilisés dans la fabrication de produits et d’emballages.
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